Les premiers repères

Partez de ce qui a réellement été expliqué par le professionnel et des questions de votre enfant. S’il n’y a pas de diagnostic, parlez d’une rencontre ou d’un questionnement, sans annoncer une conclusion. Vous pouvez proposer une courte conversation, laisser l’enfant poser ses mots ou passer son tour, puis garder les questions restantes pour le prochain échange professionnel. Les phrases de cette page sont des propositions à adapter, sans méthode clinique ni réponse universelle.

Dire ce que vous savez, et ce que vous ne savez pas encore

Le TDAH est un terme médical présenté par Mon Parcours Handicap. Pour en parler à votre enfant, ne transformez pas une hypothèse ou un rendez-vous en diagnostic déjà posé.

Si vous êtes encore dans les questions, vous pouvez dire : « Nous allons rencontrer quelqu’un pour parler de certaines choses qui sont compliquées et poser nos questions. » Si le professionnel a expliqué un diagnostic, demandez-lui quels mots reprendre avec l’enfant. Vous pouvez aussi reconnaître : « Je ne sais pas bien répondre à cette question ; nous allons la garder pour lui demander. »

Après un diagnostic expliqué par le professionnel, et en reprenant ce qui correspond à votre enfant, une phrase possible est : « Le médecin nous a expliqué que tu as un TDAH. Garder ton attention, attendre ou retenir un geste peut parfois être difficile. Ce n’est pas une faute. Nous pouvons chercher de l’aide et tu peux nous poser tes questions. » Cette proposition s’appuie sur les dimensions et la distinction avec le manque de volonté présentées par l’Assurance Maladie. Ce n’est pas une formule à appliquer avant un diagnostic ni une description obligatoire de chaque enfant.

Une invitation courte, avec le droit de ne pas répondre

Choisissez un moment qui vous convient pour proposer, sans insister : « Est-ce que tu veux reparler de notre rendez-vous, maintenant ou un autre jour ? » L’enfant peut avoir une question pratique, un souvenir de la salle d’attente ou aucune envie d’en discuter.

Vous n’avez pas à transformer cette conversation en interrogation. Évitez de vérifier s’il a appris le mot ou retenu une définition. Le but est de lui laisser un espace pour dire ce qu’il souhaite, pas de produire une réponse attendue.

Quatre cartes de conversation à dessiner sur papier

  • Ce que j’aime. Une activité, une histoire, un lieu ou un moment choisi par l’enfant.
  • Ce qui est parfois compliqué. Un mot, un dessin ou rien pour l’instant.
  • Les personnes à qui je peux poser une question. Vous pouvez aider à nommer les adultes déjà connus.
  • La question que nous gardons. Une phrase à reprendre avec le professionnel ou l’interlocuteur concerné.

Ne transformez pas ces cartes en catégories à remplir. Elles peuvent rester vierges ou devenir un dessin sans rapport avec le sujet. Aucun résultat n’est à analyser. Ces supports de conversation sont une proposition originale de la rédaction, pas un outil d’évaluation.

Des formulations qui laissent une place à l’enfant

Pour…Vous pouvez proposer…
Accueillir une question« Qu’est-ce que tu aimerais savoir ? »
Reconnaître une incertitude« Je ne sais pas encore. Nous pouvons demander. »
Parler d’un moment concret« À quel moment aimerais-tu qu’un adulte t’aide ? »
Revenir à toute sa personne« On peut aussi parler de ce que tu aimes et de ce que tu veux raconter. »
Laisser une pause« On peut s’arrêter là et en reparler plus tard. »

Ces phrases ne garantissent ni une confidence ni un apaisement. Choisissez celles qui vous ressemblent ; une écoute silencieuse peut aussi laisser de la place.

Avec les proches : choisir ce qu’il est utile de partager

Une information personnelle n’a pas à devenir le sujet de chaque repas de famille. Avant d’en parler à un proche, demandez-vous l’objet de l’échange : expliquer un rendez-vous, organiser une aide ou répondre à une question. Vous pouvez rester sur ce qui est utile à ce moment.

Exemple fictif : « Nous avons des rendez-vous pour mieux comprendre certaines difficultés. Pour samedi, ce qui nous aiderait est de savoir comment la journée est organisée. » Cela partage un besoin sans diffuser un compte rendu. Si un proche utilise une expression qui vous gêne, vous pouvez la reformuler sans avoir à mener un débat médical.

Ne pas enfermer l’enfant dans une image

Évitez de présenter son cerveau comme cassé, défectueux ou comme une machine dont vous connaîtriez la panne. Il n’a pas non plus à se reconnaître dans un « superpouvoir » pour que sa parole soit entendue. Une comparaison amusante peut plaire à une personne et en gêner une autre ; elle ne remplace pas une explication adaptée par le professionnel.

Gardez les questions auxquelles vous ne savez pas répondre pour votre prochain rendez-vous. Pour l’école, la trame de discussion entre adultes répond à un autre besoin. Et si vous souhaitez simplement raconter un moment ensemble, les invitations autour de la journée restent disponibles sans parler du diagnostic.

Questions fréquentes

Faut-il parler du TDAH à chaque difficulté quotidienne ?

Ce support ne vous y invite pas. Vous pouvez parler de la situation présente avec des mots ordinaires, sans tout expliquer par un diagnostic.

Les cartes sont-elles à montrer au professionnel ?

Vous pouvez lui parler des questions que vous souhaitez reprendre. Les dessins et paroles de l’enfant ne constituent pas un résultat à interpréter ; aucune transmission n’est demandée par le site.

Sources et références

Les liens ci-dessous permettent de vérifier les informations et de poursuivre votre lecture. Nos exemples et nos supports sont des propositions éditoriales ; ils ne sont pas validés par les organismes cités.

Information générale destinée aux parents. La situation de votre enfant et les décisions de santé relèvent des professionnels qui vous accompagnent. Notre démarche, les sources et les limites de notre rôle.