Les premiers repères
Tracez deux grandes cases sur une feuille. Dans « D’abord », représentez une action courte ; dans « Ensuite », montrez ce qui vient réellement après. Nommez les deux en pointant les dessins : « D’abord les chaussures, ensuite la sortie. » Le tableau décrit un ordre, pas une condition pour obtenir de l’affection, un repas ou une récompense. Commencez par un enchaînement que vous pouvez accompagner tout de suite.
Fabriquer une version papier en quelques gestes
Une feuille et un crayon suffisent. Tracez deux cadres assez grands, puis écrivez « D’abord » et « Ensuite » au-dessus. Une flèche peut montrer le sens. Dessinez un objet simple dans chaque case : une chaussure, un livre ou une porte. Expliquez les dessins à votre enfant ; leur signification n’est pas forcément évidente au premier regard.
Choisissez une seule action dans chaque cadre. « Se préparer » peut contenir de nombreux gestes ; « mettre les chaussures » indique quelque chose que l’on peut montrer. Si le tableau devient une liste de toute la journée, un tableau de routine plus complet répondra mieux à votre besoin.
Cinq enchaînements à adapter
| D’abord | Ensuite | Phrase possible |
|---|---|---|
| Mettre les chaussures | Sortir avec l’adulte | « Les chaussures, puis nous passons la porte ensemble. » |
| Ouvrir la boîte de crayons | Dessiner | « On prépare les crayons, puis on choisit notre dessin. » |
| Poser le livre sur la table | Choisir une page | « On pose le livre ici, puis tu montres une page. » |
| Mettre son manteau | Rejoindre le point de départ | « Le manteau, puis on va ensemble près de la porte. » |
| Fermer la boîte du jeu | Passer à une autre activité | « Nous fermons cette boîte, puis nous allons dessiner. » |
Le deuxième cadre ne doit pas forcément être plus amusant que le premier. Il montre la suite choisie. Ne placez pas une activité que vous ne pourrez pas proposer aujourd’hui.
Présenter le tableau pendant une situation ordinaire
Commencez quand vous avez le temps de faire les deux étapes ensemble. Dites la phrase une fois en pointant les cases, puis accompagnez le premier geste. L’enfant peut montrer le dessin, déplacer une petite marque ou ne rien manipuler. C’est l’action qui importe, pas la démonstration qu’il a compris votre support.
Si « mettre les chaussures » comporte encore trop de gestes, préparez la paire et aidez à l’enfilage. Vous pouvez aussi remplacer la case par « trouver les chaussures » si c’est le détail que vous souhaitez rendre visible. Le tableau ne retire pas l’aide de l’adulte.
Quand la suite change ou reste incertaine
Si la sortie prévue est annulée, changez la deuxième case et dites ce que vous savez : « La sortie n’est plus possible. Après les chaussures, nous allons chez l’autre adulte. » Si vous ne savez pas encore, un point d’interrogation avec « nous décidons ensemble après » est plus exact qu’une fausse promesse.
Pour une attente dont vous ne connaissez pas la durée, ne remplissez pas la case suivante avec une heure inventée. Utilisez plutôt les repères pour attendre hors d’un jeu. Le tableau indique un ordre ; il ne représente pas la durée entre deux événements.
Images, mots et limites du support
Vers 4–5 ans, deux dessins que l’adulte nomme peuvent suffire. Vers 6–7 ans, ajoutez des mots ou demandez à l’enfant de dessiner la suite. Gardez les images si elles restent plus parlantes. Il n’existe pas d’obligation de passer au texte à un âge précis pour utiliser cette feuille.
L’UNICEF recommande des paroles claires et adaptées à l’enfant. Nos deux cases en sont une proposition visuelle originale ; elles ne constituent pas un protocole validé. Si le support vous demande plus d’explications que l’action elle-même, vous pouvez simplement montrer l’objet concerné et faire le geste ensemble.
Votre support à garder
Un support original à utiliser sur papier, sans inscription. Vous pouvez compléter, modifier ou ignorer les propositions.
Télécharger le PDFFormat A4. Le découpage et le perçage éventuels sont à confier à un adulte.
Questions fréquentes
Peut-on mettre « être sage » dans la première case ?
Préférez une action visible et précise, comme poser le livre ou mettre le manteau. « Être sage » ne montre pas ce que l’enfant doit faire.
Faut-il garder le tableau toute la journée ?
Non. Vous pouvez le sortir pour un seul passage, puis le mettre de côté. Une suite de deux étapes ne doit pas devenir une surveillance de chaque action.
Sources et références
Les liens ci-dessous permettent de vérifier les informations et de poursuivre votre lecture. Nos exemples et nos supports sont des propositions éditoriales ; ils ne sont pas validés par les organismes cités.
- Communiquer avec son enfant — UNICEFRepères pour des paroles claires portant sur les actions, sans étiqueter l’enfant.
Une proposition d’activité ou d’organisation à adapter à votre famille. Aucun résultat ni performance attendue. Notre démarche, les sources et les limites de notre rôle.
