Les premiers repères
L’adulte choisit une action et la mime une première fois. L’autre personne propose ce qu’elle reconnaît, puis vous échangez les rôles. Pour un enfant qui ne lit pas, dites discrètement l’action ou laissez-le en choisir une qu’il connaît. Il n’y a pas besoin de chronomètre, de points ou de perdant. Les idées ci-dessous peuvent être jouées debout ou adaptées depuis une chaise.
Une règle courte pour commencer
Choisissez trois actions dans la liste. L’adulte fait la première démonstration : préparer un grand bol imaginaire puis le remuer. « À ton avis, qu’est-ce que je fais ? » Si plusieurs réponses conviennent au geste, vous pouvez les accueillir : soupe, pâte ou potion imaginaire.
Si personne ne trouve, ajoutez un geste ou dites un indice. Vous pouvez aussi annoncer la réponse et recommencer le mime ensemble. Le plaisir du geste suffit ; il n’est pas nécessaire de garder le secret jusqu’à une réponse exacte.
Définissez seulement la place où jouer et la fin souhaitée : chacun mime une action, puis vous décidez si vous continuez.
Dix gestes du quotidien
- Ouvrir un grand parapluie imaginaire.
- Remuer une soupe dans une marmite.
- Feuilleter un très grand livre.
- Mettre des bottes pleines de sable imaginaire.
- Porter une boîte très légère, puis très lourde, sans objet réel.
- Arroser une plante avec un petit arrosoir imaginaire.
- Chercher une chaussette dans un tiroir invisible.
- Prendre une photo avec un appareil imaginaire.
- Peindre un mur avec un pinceau invisible.
- Écouter quelqu’un derrière une porte imaginaire, puis lui faire signe.
Choisissez les gestes que l’enfant a déjà vus. Une action inconnue peut être expliquée et jouée ensemble avant d’être proposée comme devinette.
Dix idées de nature et d’imaginaire
- Regarder un papillon se poser sur une fleur.
- Devenir une graine qui s’ouvre doucement.
- Faire voler un cerf-volant imaginaire.
- Être un robot qui découvre une banane.
- Marcher sur la Lune, ou faire marcher ses doigts sur la table.
- Construire un château invisible avec les mains.
- Faire apparaître une bulle géante entre ses paumes.
- Être un chat qui s’étire, depuis sa place.
- Regarder au loin avec des jumelles imaginaires.
- Ouvrir une boîte et découvrir un minuscule dragon.
Les détails inventés sont bienvenus. Le dragon peut devenir un escargot, et les jumelles un appareil photo. Vous pouvez demander ce que le joueur avait imaginé après la devinette, sans corriger son interprétation.
Trois variantes pour participer autrement
Mime à deux : vous jouez la même scène en équipe. L’un tient le parapluie imaginaire, l’autre montre la pluie avec ses mains. Un troisième participant peut deviner, ou vous pouvez simplement raconter la scène.
Mime assis : choisissez le livre, la soupe, les jumelles ou la bulle. Gardez les gestes dans un espace confortable. Le jeu ne demande ni de sauter, ni de grimper, ni de garder les yeux fermés.
Mime annoncé : dites « nous allons tous faire une plante qui grandit ». Cette version conserve le jeu corporel sans demander de deviner. Elle convient aussi si quelqu’un n’aime pas jouer seul devant les autres.
Préparer vos propres petites cartes
Si vous souhaitez garder une sélection, écrivez ou dessinez six actions sur des morceaux de papier. L’adulte peut lire les cartes à voix basse. Des mots écrits ne deviennent pas des pictogrammes : pour un enfant non lecteur qui veut choisir seul, ajoutez un dessin que vous avez expliqué ensemble.
Les ressources Éduscol distinguent notamment les jeux de faire-semblant. Notre liste est une création destinée au jeu familial, sans programme d’apprentissage. Pour varier, essayez les jeux sans matériel ou transformez un mime en début d’histoire à inventer.
Votre support à garder
Un support original à utiliser sur papier, sans inscription. Vous pouvez compléter, modifier ou ignorer les propositions.
Télécharger le PDFFormat A4. Le découpage et le perçage éventuels sont à confier à un adulte.
Questions fréquentes
Peut-on faire du bruit ?
Oui si vous choisissez cette règle. Le silence n’est pas obligatoire : un bruit ou un mot peut aider à participer, selon le lieu et les envies.
Faut-il refuser une réponse différente du mot prévu ?
Pas nécessairement. Si elle correspond au geste, vous pouvez l’accepter puis demander au mime ce qu’il imaginait. Le jeu n’a pas besoin d’une seule interprétation.
Sources et références
Les liens ci-dessous permettent de vérifier les informations et de poursuivre votre lecture. Nos exemples et nos supports sont des propositions éditoriales ; ils ne sont pas validés par les organismes cités.
- Jouer et apprendre au cycle 1 — ÉduscolPrésentation des familles de jeux à la maternelle.
Une proposition d’activité ou d’organisation à adapter à votre famille. Aucun résultat ni performance attendue. Notre démarche, les sources et les limites de notre rôle.
