Les premiers repères

Un pictogramme représente ici une action ou un objet du quotidien. Choisissez une petite sélection, ajoutez un mot ou une courte phrase et vérifiez ensemble ce que chaque image signifie. Utilisez ensuite les cartes sur un tableau, près d’un rangement ou dans une suite de deux actions. Elles n’ont pas besoin d’être comprises sans explication et elles ne servent ni à évaluer l’enfant ni à remplacer un échange.

Choisissez d’abord ce que vous voulez montrer

Avant de chercher une jolie planche, écrivez les actions avec vos propres mots. « Le sac » peut signifier le préparer, le prendre ou le poser. Si ces trois moments existent dans votre support, donnez-leur des légendes différentes. Une image de cartable ne suffit pas à choisir le bon sens.

Voici quelques départs possibles : je m’habille ; je pose mes chaussures ; je prends mon sac ; nous regardons le livre ; je range les cubes ; je demande un coup de main. Gardez seulement les cartes qui correspondent à ce que vous faites. Vous n’avez pas besoin d’illustrer toute la journée pour utiliser deux images utiles.

Les gestes de soin habituels peuvent figurer dans une routine familiale, mais cette page ne fixe ni leur fréquence ni une méthode de soin. Elle explique comment choisir et disposer des images.

Une image, une légende, un sens partagé

Image choisieLégende possibleCe que vous montrez ensemble
Un manteauJe prends mon manteauLe vêtement accroché dans l’entrée.
Des cubesLes cubes vont dans leur boîteLa boîte qui reçoit les cubes.
Un livreNous choisissons une histoireDeux livres réellement disponibles.
Une mainJe peux demander de l’aideUne phrase ou un geste que l’adulte reconnaît.

Demandez « Qu’est-ce que tu vois ? » plutôt que « Tu as compris ? ». Si l’image fait penser à autre chose, changez-la, dessinez un détail ou choisissez simplement un mot lu par l’adulte. Il ne s’agit pas de faire deviner le symbole attendu.

Préparer une planche sans matériel particulier

Vous pouvez dessiner vos cartes sur du papier, utiliser la sélection proposée sur le site ou tracer les objets de la maison. Gardez un fond simple et suffisamment de place sous l’image pour la légende. Avant de découper toute une planche, imprimez ou dessinez une seule carte à la taille envisagée et regardez-la depuis l’endroit où elle sera utilisée.

Une version en noir et blanc peut être plus pratique à réimprimer. Le sens ne doit pas dépendre uniquement de la couleur : deux cartes doivent rester reconnaissables par leur dessin ou leurs mots. Prévoyez aussi une case vide. Elle permet de représenter un moment particulier sans chercher une collection complète.

Découpage, fixation et choix du matériel restent à préparer par l’adulte. Une feuille entière peut convenir aussi : il n’est pas obligatoire de fabriquer des cartes mobiles ou d’acheter une plastifieuse.

Trois utilisations qui ne demandent pas un nouveau tableau

Montrer maintenant et ensuite

Posez deux cartes : « Nous rangeons les feutres », puis « Nous prenons le livre ». Déplacez le doigt de l’une à l’autre pendant que vous expliquez. Si le programme change, remplacez la deuxième carte et annoncez le changement.

Indiquer la place d’un objet

Une image de chaussettes sur un tiroir désigne son contenu. Ce n’est pas une routine : personne n’a à cocher la case. Les étiquettes pour vêtements développent cet usage.

Assembler une suite

Disposez les images dans l’ordre choisi pour votre maison. Le tableau de routine sert à organiser cette suite. Le semainier, lui, place des événements sur plusieurs jours. La même image peut apparaître sur ces supports, mais leur fonction n’est pas la même.

Quand une carte n’est pas utilisée

Regardez ce qui se passe avant de conclure que l’enfant « ne fait pas d’effort ». Le symbole est-il expliqué ? La carte est-elle visible au moment utile ? L’action est-elle possible avec le matériel présent ? Une consigne comme « Ranger » recouvre peut-être plusieurs destinations que vous seul connaissez.

Dans un exemple fictif, une carte « Manteau » est posée dans la chambre alors que le vêtement attend dans l’entrée. L’adulte déplace la carte près du crochet et écrit « J’accroche mon manteau ». La modification concerne le support, pas une note attribuée à l’enfant.

Vous pouvez aussi arrêter de l’utiliser. Les pictogrammes sont une possibilité matérielle parmi d’autres ; ils ne sont pas une preuve d’autonomie et ne garantissent pas un changement de comportement.

Votre support à garder

Un support original à utiliser sur papier, sans inscription. Vous pouvez compléter, modifier ou ignorer les propositions.

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Format A4. Le découpage et le perçage éventuels sont à confier à un adulte.

Questions fréquentes

Faut-il écrire sous les images si l’enfant ne lit pas encore ?

Une courte légende permet aux adultes d’utiliser les mêmes mots. Vous pouvez la lire en montrant l’image ; elle n’impose pas à l’enfant de savoir déchiffrer.

Peut-on mélanger dessins et photographies d’objets ?

Oui, si cela vous convient. Une photographie du vrai sac peut être plus explicite pour votre famille. Évitez d’y faire figurer des informations personnelles que vous ne souhaitez pas partager.

Une proposition d’activité ou d’organisation à adapter à votre famille. Aucun résultat ni performance attendue. Notre démarche, les sources et les limites de notre rôle.